Le gouvernement français s’apprête à investir massivement dans la rénovation énergétique des logements afin d’accélérer la transition écologique du pays tout en soutenant l’industrie de la construction. Parmi les mesures phares, on note le financement à hauteur de 90% des coûts pour les ménages aux revenus modestes et une interdiction de louer un logement mal isolé à partir de 2025. Décryptage.
Des aides financières conséquentes pour encourager les rénovations globales
L’objectif du gouvernement est d’inciter les Français à entreprendre des rénovations globales, c’est-à-dire incluant plusieurs modifications à la fois, plutôt que de se contenter d’isoler quelques fenêtres ou de changer uniquement la chaudière. Ainsi, il souhaite que les ménages réalisent des travaux plus conséquents, dont le coût peut s’élever à plusieurs dizaines de milliers d’euros.
Pour y parvenir, les dispositifs d’aides seront renforcés. Le montant alloué à la rénovation énergétique des logements passera ainsi de 5 milliards à 6,5 milliards d’euros dès l’année prochaine. Pour les ménages aux revenus les plus modestes, l’État promet de prendre en charge jusqu’à 90 % des coûts de rénovation.
Une amélioration significative de la performance énergétique visée
Le but est d’améliorer sensiblement la performance énergétique des logements. Les Diagnostics de Performance Énergétique (DPE) attribuent une lettre aux habitations en fonction de leur efficacité énergétique, allant de A pour les plus performantes à G pour les moins économes.
Avec ces nouvelles mesures, le gouvernement entend s’assurer qu’un logement passera, par exemple, d’une lettre F à une lettre B suite à des travaux de rénovation.
Un soutien accru aux propriétaires bailleurs
En parallèle de ces aides financières, le gouvernement souhaite également accompagner les propriétaires bailleurs dans leurs démarches de rénovation énergétique. Il mise ainsi sur un soutien renforcé pour inciter ces derniers à engager des travaux sur leurs biens locatifs et éviter ainsi tout renoncement aux exigences croissantes en matière d’efficacité énergétique.
- Des aides spécifiques pour les propriétaires bailleurs
- Une prise en charge favorisée pour les bâtiments mal isolés
- Des délais d’intervention raccourcis pour faciliter la mise en conformité
À partir de 2025, il serait interdit de proposer à la location un logement considéré comme mal isolé, c’est-à-dire affichant un DPE de catégorie G. Cette mesure vise également à soutenir l’industrie de la construction qui subit les effets combinés de l’inflation et de la hausse des taux d’intérêt.
Des enjeux socio-économiques majeurs pour le secteur du bâtiment
La rénovation énergétique représente un véritable défi pour le secteur du bâtiment, soumis à des contraintes conjoncturelles fortes. En s’engageant résolument dans cet accompagnement des acteurs du secteur, il entend non seulement favoriser l’amélioration du parc immobilier français, mais aussi dynamiser une filière d’avenir, créatrice d’emplois durables.
De plus, ces mesures contribuent également à réduire les inégalités sociales en matière de logement en offrant aux ménages modestes la possibilité de vivre dans des habitations mieux isolées et présentant un confort thermique amélioré.
Il ne reste donc que peu de temps aux propriétaires, qu’ils occupent ou mettent en location leur bien, pour anticiper et engager une démarche de rénovation énergétique globale. Il convient de noter que les dispositifs existants continueront à être disponibles pour inciter au passage à l’action.
Ainsi, avec un budget conséquent alloué aux travaux de rénovation énergétique et des objectifs ambitieux, la France souhaite accélérer sa transition écologique tout en soutenant un secteur clé de son économie : le bâtiment.
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