Ne roulez plus en ZFE avec un véhicule Crit’Air 3 : l’amende de 135€ va vous ruiner !

La lutte contre la pollution atmosphérique s’intensifie en France. Depuis le 1er janvier 2025, les zones à faibles émissions (ZFE) ont renforcé leurs restrictions en interdisant la circulation des véhicules Crit’Air 3. Cette décision marque une étape importante dans la transition écologique du pays. Les contrevenants s’exposent désormais à une pouvant atteindre 135 , une mesure qui vise à encourager l’adoption de modes de transport plus propres.

Les ZFE interdisent les véhicules Crit’Air 3 en 2025

Le dispositif des zones à faibles émissions a connu une évolution majeure en ce début d’année 2025. Instaurées initialement en 2019 dans plusieurs grandes agglomérations françaises, ces zones visent à améliorer la qualité de l’air en limitant progressivement la circulation des véhicules les plus polluants. Le système de vignettes Crit’Air permet d’identifier ces véhicules selon leur niveau d’émissions polluantes.

La nouvelle étape franchie cette année concerne spécifiquement les véhicules classés Crit’Air 3. Ces derniers incluent principalement les voitures diesel immatriculées entre 2006 et 2010 ainsi que les véhicules essence mis en circulation entre 2001 et 2005. Ces automobiles ne peuvent désormais plus circuler dans les périmètres des ZFE, qui s’étendent généralement aux centres-villes et à leurs alentours immédiats.

Cette mesure s’inscrit dans une stratégie nationale plus large visant à réduire drastiquement les émissions de particules fines et d’oxydes d’azote. Ces polluants, particulièrement présents dans les rejets des véhicules anciens, sont responsables de nombreux problèmes de santé publique. Selon les études de Santé Publique France, la pollution atmosphérique cause près de 40 000 décès prématurés chaque année dans l’Hexagone.

Lire aussi  Cet accessoire est à mettre tout de suite sur sa porte pour se protéger des cambriolages

Les métropoles comme Paris, Lyon, Marseille, Strasbourg ou Toulouse appliquent cette interdiction avec différents degrés de contrôle. Des panneaux spécifiques délimitent clairement l’entrée dans ces zones réglementées pour informer les automobilistes. Les autorités locales ont également mis en place des campagnes d’information pour préparer les usagers à cette nouvelle restriction.

Amendes et sanctions pour non-respect des restrictions

Le non-respect de cette interdiction de circulation expose les automobilistes à des sanctions financières significatives. Pour les véhicules particuliers, l’amende s’élève à 68 euros en cas d’infraction. Pourtant, ce montant grimpe considérablement pour atteindre 135 euros lorsqu’il s’agit de poids lourds ou de véhicules utilitaires légers. Ces sanctions peuvent représenter un budget conséquent pour les professionnels qui effectuent plusieurs trajets quotidiens dans ces zones.

Les contrôles s’intensifient progressivement dans les différentes ZFE du territoire. Si certaines métropoles ont d’abord privilégié une phase pédagogique avec des avertissements, la verbalisation est désormais effective. Les forces de l’ordre et les agents municipaux vérifient la présence et la conformité des vignettes Crit’Air sur les pare-brises. Des systèmes de contrôle automatisé par lecture de plaques d’immatriculation sont également déployés dans plusieurs agglomérations.

Il faut noter que ces amendes peuvent être répétées en cas d’infractions multiples. Un automobiliste qui traverserait quotidiennement une ZFE avec un véhicule non conforme s’expose donc à des sanctions cumulatives potentiellement très coûteuses. Cette perspective financière dissuasive constitue un puissant levier pour encourager le changement de comportement ou de véhicule.

Les collectivités locales peuvent néanmoins accorder certaines dérogations temporaires, notamment pour les professionnels justifiant de contraintes spécifiques ou pour les résidents en difficulté économique. Ces exceptions sont toutefois limitées dans le temps et visent principalement à faciliter la transition vers un parc automobile moins polluant.

Lire aussi  Votre couple est-il en danger ? Ces 4 questions révèlent une vérité choquante

Alternatives pour éviter les sanctions

Face à ces nouvelles contraintes, plusieurs options s’offrent aux automobilistes concernés. La solution la plus évidente consiste à remplacer son véhicule Crit’Air 3 par un modèle moins polluant. Les voitures électriques, hybrides ou essence récentes (Crit’Air 1 ou 2) permettent de circuler sans restriction dans les ZFE actuelles. Pour faciliter cette transition, le gouvernement maintient plusieurs dispositifs d’aide financière.

La à la conversion offre jusqu’à 5 000 euros pour l’achat d’un véhicule propre en remplacement d’un ancien modèle polluant. Le bonus écologique complète ce dispositif avec une aide pouvant atteindre 4 000 euros pour l’acquisition d’un véhicule électrique. Certaines collectivités locales proposent également des subventions complémentaires pour leurs résidents, créant un effet cumulatif intéressant.

Les transports en commun constituent une alternative économique et écologique particulièrement adaptée aux déplacements en milieu urbain. De nombreuses métropoles ont renforcé leur offre de transport public pour accompagner la mise en place des ZFE. Le covoiturage représente également une solution pragmatique, notamment pour les trajets domicile-travail réguliers.

La mobilité douce gagne également du terrain avec le développement considérable des infrastructures cyclables dans les grandes villes. L’essor des vélos à assistance électrique permet d’envisager des trajets plus longs sans effort excessif. Des aides spécifiques à l’achat de ces équipements existent également à l’échelle nationale et locale.

Les difficultés d’adaptation touchent particulièrement certaines catégories de population. Les résidents aux revenus modestes possédant des véhicules anciens, les professionnels dépendant de leur véhicule pour leur activité et les personnes habitant dans des zones mal desservies par les transports en commun font face à des défis importants. C’est pourquoi des discussions sont en cours pour ajuster certaines modalités d’application de ces restrictions et mieux accompagner les situations les plus complexes.

Philippe-dufrez
Philippe Durez etait dans une autre vie un professionnel du marketing basé en France. Il est actuellement directeur de la rédaction, dans le webzine La Semaine de Castres.